Irumu : Bras de fer entre le nouveau comité du cercle de football et l’ERUFITURI
Rien ne va plus entre le nouveau comité du Cercle de Football d’Irumu, dirigé par Katus Bazungu, et sa hiérarchie, l’Entente Rurale de Football de l’Ituri (ERUFITURI). Depuis la suspension officielle de toutes les activités sportives en territoire d’Irumu, décidée le 30 septembre dernier, le climat s’est considérablement tendu. Contre toute attente, le comité local poursuit pourtant l’organisation du tournoi de Gety, bravant ainsi la décision provinciale. Résultat : un bras de fer inédit s’installe entre la base et le sommet de la structure footballistique.
Au lieu d’appliquer la mesure de suspension, le comité Bazungu a choisi la voie de la défiance, foulant aux pieds les textes qui régissent la discipline sportive. Une attitude jugée préoccupante par plusieurs observateurs :
« On ne construit pas un football solide en piétinant les règles qui l’organisent », rappelle un ancien dirigeant de l’ERUFITURI.
En football, la discipline administrative n’est pas une option : c’est une obligation. Et toute désobéissance à la hiérarchie fragilise la gouvernance, déjà mise à rude épreuve dans plusieurs territoires de l’Ituri.
Quand la politique s’invite sur le terrain
Ce conflit révèle aussi un autre mal : la politisation du sport. Certains responsables semblent confondre gestion footballistique et stratégies de pouvoir. Or, un président de cercle ne saurait agir comme un chef de parti. Le sport, c’est avant tout la neutralité, la transparence et le respect du fair-play.
« Le football n’a pas besoin de chefs charismatiques, mais de serviteurs loyaux aux textes », commente un analyste sportif local.
Une réunion décisive en préparation
Face à la situation, l’ERUFITURI a convoqué une réunion de crise ce lundi, au cours de laquelle l’avenir du Cercle de Football d’Irumu sera examiné. Des sanctions disciplinaires ne sont pas à exclure, tout comme la retrait de reconnaissance du comité Bazungu, jugé illégal par certains membres de l’entente.
Le football congolais, déjà affaibli par des divisions internes, ne peut se permettre de nouvelles querelles locales.
Le message est clair : on ne dirige pas le sport par défiance, mais par respect des lois et de l’éthique.
Alain Mukoko



Laisser un commentaire