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Vidiye Tshimanga s’insurge : “Le Stade Tata Raphaël doit rester le Stade Tata Raphaël

Le président du FC Aigle du Congo, Vidiye Tshimanga Tshipanda, a réagi avec vigueur à l’idée de rebaptiser le mythique Stade Tata Raphaël en hommage au légendaire combat de boxe “Rumble in the Jungle” entre Muhammad Ali et George Foreman.
Dans un message publié ce week-end, l’ancien président du FC Renaissance a dénoncé une décision « prise dans l’euphorie » et a appelé les autorités à préserver ce haut lieu du patrimoine sportif et historique congolais.

“Une désacralisation de notre mémoire collective”

« Le Stade Tata Raphaël doit rester le Stade Tata Raphaël », martèle Vidiye Tshimanga, visiblement indigné.
Selon lui, changer le nom du stade reviendrait à effacer une partie de l’histoire sociale et politique du pays, profondément marquée par l’œuvre du Père Raphaël de la Kethulle de Ryhove — bâtisseur d’infrastructures sportives et éducatives majeures au Congo.

« On ne prend pas une telle décision pour flatter un invité », a-t-il insisté, estimant que cette idée ne reflète qu’un coup de publicité mal réfléchi.

Un hommage possible, mais sans renier l’héritage

Vidiye Tshimanga ne s’oppose pas à la valorisation du combat historique de 1974 :

« Faites une statue d’Ali et Foreman à l’entrée du stade, construisez une salle de boxe et appelez-la Ring Ali-Foreman si vous voulez. Mais ne touchez pas au nom Tata Raphaël », a-t-il proposé.

Appel aux autorités

Le dirigeant sportif a interpellé directement le Gouverneur Gentiny Ngobila Bumba, le Ministre des Sports Didier Budimbu, ainsi que la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, leur demandant de ne pas céder à ce qu’il qualifie de “coups médiatiques”.
« Le Stade Tata Raphaël fait partie de notre identité. Les V-Clubiens, les Imaniens, l’esprit Renaissance et l’Histoire de notre indépendance sont liés à ce nom », a-t-il ajouté.

Une vague de réactions dans le monde sportif

Plusieurs acteurs politiques et sportifs congolais ont également exprimé leur désaccord avec ce projet, appelant au respect des symboles nationaux.
Pour beaucoup, le Stade Tata Raphaël est bien plus qu’une infrastructure : c’est un symbole de mémoire, de lutte et d’unité nationale

Vicko Meschack

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