Bunia – Stade Kindia : Entre le gérant du stade et le chef de division des Sports, les responsabilités s’entrecroisent
Depuis la remise officielle du stade Kindia à l’État congolais par l’Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT), une question continue à agiter les milieux sportifs de Bunia : qui doit gérer les recettes générées par cette infrastructure ? Entre le gérant du stade et le chef de division des Sports et Loisirs, la frontière des responsabilités semble encore floue, alimentant des tensions et une gestion parfois désordonnée.
Une responsabilité technique pour le gérant
Le gérant du stade est avant tout responsable de la gestion quotidienne de l’infrastructure, affirme Pascal Kandole, vice-président de l’Entente rural de football de l’Ituri. Son rôle consiste à assurer la sécurité, la propreté, l’entretien et la mise à disposition du stade pour les différentes activités sportives, culturelles ou communautaires, a-t-il fait savoir.
Il supervise la pelouse, les gradins, les vestiaires et l’éclairage, organise les plannings d’occupation et veille au bon déroulement logistique des matchs. En principe, il peut être mandaté pour percevoir les frais liés à l’utilisation du stade – mais cette perception doit se faire sous encadrement administratif.
Une mission administrative pour le chef de division
De son côté, le chef de division des Sports et Loisirs est un cadre administratif chargé d’appliquer la politique sportive au niveau local, a révélé Kandole. Il planifie, coordonne et évalue les activités sportives dans la ville, en lien avec les fédérations et ententes sportives.
Son rôle s’étend également à la supervision des infrastructures publiques, à la proposition de projets d’aménagement, ainsi qu’à la collaboration avec les partenaires techniques et financiers.
Cependant, il ne s’occupe pas directement de la maintenance du stade ni de la collecte des recettes issues de son exploitation.
Le nœud du problème : l’absence d’un cadre clair
Dans les faits, la confusion règne souvent entre ces deux niveaux de responsabilité.
Sans un texte clair fixant les modalités de gestion du stade Kindia, chaque partie interprète son rôle à sa manière.
Résultat : les fonds générés lors des matchs ou événements sont parfois mal gérés, voire non reversés à l’entretien du stade. Cette situation fragilise la maintenance de l’infrastructure, pourtant inaugurée comme une vitrine du football local.
Vers une gestion partagée mais transparente
Pour plusieurs observateurs, la solution passe par une clarification institutionnelle.
Une note officielle ou une convention de gestion devrait définir précisément :
- Qui perçoit les recettes,
- Comment elles sont réparties,
- Et quelle part doit être consacrée à la maintenance du stade.
Une centralisation des recettes sous supervision administrative, accompagnée d’un mécanisme de transparence, permettrait de prévenir les détournements et de garantir un entretien régulier.
Un bijou à préserver
Le stade Kindia n’est pas seulement un terrain de football : c’est un symbole du développement sportif de Bunia. Mal géré, il risque de se dégrader rapidement, compromettant les efforts consentis pour sa réhabilitation.
Sa gestion doit donc devenir un modèle de rigueur, de transparence et de collaboration entre les techniciens et les administratifs du sport.
« Le gérant s’occupe du terrain ; le chef de division s’occupe de la politique sportive. Les deux doivent collaborer, pas se concurrencer », rappelle Alain Mukoko, observateur du secteur sportif à Bunia.
Alain Mukoko
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Claude Molindo
Merci pour la réponse néanmoins correcte. Une suggestions. Faisons le travail bien et avec amour. Respectons le texte. Car la realite sur place ne reflecte jamais, ce que l’auteur vient de dire.



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