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FECOFA : quand l’élection perd son suspense

C’est une situation sans précédent dans le football congolais : Véron Mosengo Omba apparaît comme le grand favori, voire l’unique prétendant sérieux à la présidence de la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA), à la suite des désistements successifs de Jean-Didier Massamba et de Bosco Mwehu Kofela.

Ancien secrétaire général de la Confédération Africaine de Football (CAF), Véron Mosengo Omba se dirige ainsi vers une accession quasi certaine à la tête de l’instance dirigeante du football national, dans un contexte où l’élection semble perdre une grande partie de son suspense avant même son déroulement.

Cette configuration soulève déjà de nombreuses interrogations dans les milieux sportifs congolais. À quoi serviront réellement ces élections s’il n’y a qu’un seul candidat en compétition ? Pour plusieurs observateurs, la situation donne l’impression d’un processus électoral vidé de sa substance, comparable à une rencontre jouée sans adversaire.

Pendant ce temps, certains acteurs du sport congolais rappellent que la Ligue nationale de football (Linafoot) avait récemment offert une image plus encourageante de gouvernance sportive, marquée par une alternance jugée pacifique entre Bosco Mwehu Kofela et Timothée Malenge, un exemple souvent cité comme un pas vers plus de maturité institutionnelle.

Aujourd’hui, le débat est relancé : quel message envoie la FECOFA à la nouvelle génération du football congolais ? Dans un pays où le football suscite une passion populaire immense chaque week-end, nombreux sont ceux qui estiment que la discipline mérite des élections ouvertes, compétitives et pleinement crédibles, à la hauteur des ambitions du sport national.

Alain Mukoko

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