Chargement en cours

A LA UNE

Kasenyi 2026 : l’arbitrage se réorganise pour une saison sous contrôle, opération remisé à niveau

À l’approche du coup d’envoi du championnat local de Kasenyi, prévu ce dimanche 26 avril au stade Tata Lisolo, les responsables de l’arbitrage affichent leur détermination à tourner la page des insuffisances observées lors de la précédente édition.

Invités de l’émission Les Grandes Bouches diffusée sur la Radio Tempête du Lac et animée par Vicko Meschack, le président de la commission d’arbitrage Déo Sugabho et son vice-président Dany Paluku ont dressé un état des lieux sans détour, tout en annonçant une série de mesures pour professionnaliser le corps arbitral.

Au cœur de cette nouvelle dynamique figure une session de formation et de recyclage ouverte à tous. Arbitres anciens et nouveaux, dirigeants de clubs, encadreurs ainsi que les officiels du groupement sportif sont appelés à y prendre part.

Cette formation, axée sur les 17 lois du jeu, se déroulera du mercredi 22 au vendredi 24 avril de 14h à 16h à l’EP1 Kasenyi, avant une séance pratique prévue le samedi matin au stade Tata Lisolo.

Pour Déo Sugabho, cette étape est indispensable :
« Aucun championnat sérieux ne peut se jouer sans une bonne maîtrise des règles. Il est temps que chacun comprenne réellement les lois du jeu. »

Face aux critiques récurrentes et aux incidents enregistrés la saison dernière, la commission d’arbitrage insiste sur la nécessité de changer les mentalités. Les cas d’insultes, de violences et de jugements hâtifs envers les arbitres sont pointés du doigt.

« Beaucoup parlent sans connaître. Cette formation est aussi une opportunité pour le public et les acteurs du football d’apprendre et de comprendre », a insisté le président de la commission.

Sur la question sensible de la partialité, souvent évoquée par certains clubs, la commission se veut ferme. Tout arbitre doit se détacher officiellement de son équipe avant d’exercer.

« L’arbitre est neutre. S’il existe un lien avec un club, il doit être rompu avant toute intégration », a précisé Déo Sugabho, évoquant également un suivi régulier des officiels même en plein match.

Malgré cette volonté de réforme, plusieurs défis demeurent. Le manque d’effectifs, d’équipements et de moyens financiers freine le bon fonctionnement de l’arbitrage local.

Certains matchs se jouent encore avec des tenues non uniformes, une situation contraire aux règlements. À cela s’ajoute l’absence de motivation financière, souvent liée au manque de recettes dans un stade non clôturé.

De son côté, Dany Paluku a lancé un appel pressant à la jeunesse :
« Nous avons besoin de nouveaux arbitres. Aujourd’hui, nous sommes très peu nombreux, et l’âge avance. Il faut préparer la relève. »

À ce jour, seulement quelques volontaires se sont manifestés, un chiffre jugé insuffisant au regard du nombre de matchs programmés cette saison.

Les responsables de l’arbitrage reconnaissent que la précédente édition avait été marquée par plusieurs rencontres interrompues ou mal terminées. Pour éviter de revivre ces situations, la formation vise à renforcer la discipline et la compréhension des règles à tous les niveaux.

« Plus les acteurs maîtrisent les lois, moins il y aura de débordements », estime Dany Paluku.

Le championnat local de Kasenyi débutera officiellement ce dimanche 26 avril avec une affiche inaugurale entre l’AS Lumière et le FC Racine au stade Tata Lisolo.

Avec ces nouvelles mesures, la commission d’arbitrage espère instaurer un climat de confiance, améliorer la qualité des décisions sur le terrain et offrir une compétition plus structurée et apaisée.

Vicko Meschack

Laisser un commentaire

Follow by Email
Telegram
WhatsApp